Demi-dieux,
statues de marbre et de chair, faux -vestiges antiques habillés de
velours rasé noir, de lurex et d’imprimés vert-de-gris,
Romain Kremer affirme avec sa 6éme collection Automne/Hiver 07, sa
singularité. Avec une idée d’anachronisme, une introduction
dans la Grèce Antique et L’Histoire sans en connaître
vraiment les fondements, pour des statues « liquéfiées
». Un imprimé pensé à partir d’une photo
particulière, une tombe au Père-Lachaise, suivi d’un
travail pour digitaliser le marbre et le rendre techno.Des matières
basiques, coton, sweat mélangées à de sophistiqués
voir volontairement ringards, lurex et lamé. Pour le plaisir de transcender
formes ou matières improbables.
Romain Kremer raconte des histoires de mode depuis sa sortie de l’école
supérieure des arts appliqués Duperré, et de ses stages
chez Christian Dior et Gaspard Yurkievich. Sa première collection,
Printemps/Eté 2004, est une interrogation sur le vêtement entre
acceptation de sa propre excentricité et négation de soi-même,
une hésitation entre vêtement et déguisement, réalité
et absurdité. Pour une allure sportwear et basique où
se sont ajoutés des volumes exagérés, de la poésie
et des références à la compétition sportive.
On est surpris par des silhouettes en tournée dans un grand
cirque un peu plus à l’Est, ou de retour d’un voyage
spatio-temporel comme les frères Bogdanov. Primé pour son
« univers créatif » au Festival International de Mode
et de Photographie de Hyères en 2005. Habitué des performances,
« J’en Rêve » une Soirée « Nomades
» à la Fondation Cartier ou costumier pour le ballet Preljocaj
à Aix-en-Provence, Romain Kremer aime à se disperser, privilégier
l’impro, multiplier les essais. Prochain essai à transformer
en juillet au Tapis Rouge.
http://romainkremer.free.fr
- Caroline Cornu -


